HOMMAGES à IMAM BREDJI

24/02/2017

La nouvelle est tombée comme un coup de massue, une grosse averse qu'un ciel bleu en saison sèche ne laissait présager. Le ciel fut pourtant traversé par ce tonnerre bruyant et lumineux d'une météorite qui s'en allait loin de notre univers. L'imam BREDJI s'en est allé pour le grand voyage qu'il préparait minutieusement avec grande foi. Transis de douleur, l'âme profondément en peine nous sommes repêchés par cette foi divine inébranlable qui soulage tout croyant désemparé. Une bouffée d'oxygène divine renforcée par ce flot de témoignages aussi éloquents qu'élogieux qui nous parviennent depuis l'annonce du retour à Allah de notre bon imam. Ensemble parcourons ces quelques témoignages.

Ce premier est celui de l’Amir El Hadj TRAORE Salif (Larito) :« Par Allah, l’Imam était vraiment habitué à affronter la difficulté pour répandre l'appel de l’Islam. Oui, l’Imam a toujours été avec nous quelle que soit la situation, même dans les conditions les plus pénibles, pour nous instruire, en supportant nos caprices et nos maladresses. » Cette reconnaissance suffirait à elle seule pour nourrir cet espoir naissant quant à une issue favorable pour notre cher guide. A notre écrivaine Mahoua SOUMAHORO BAKAYOKO, ex vice-présidente nationale de l’AEEMCI, de renchérir : « Il jouait si bien sa partition de formateur qu'un séminaire annuel sans lui avait un goût différent. »Oui un séminaire sans toi papa n’aura plus le même goût, si non un goût d’inachevé, un goût d’amertume. Mais comme elle le disait si bien « ALLAH KAGNE ».

L’homme a marqué ses pairs, il a influencé son époque par sa disponibilité, sa dévotion et son désintéressement. Un dernier témoignage de notre aîné Amara BAMBA, Président National de l’AEEMCI de 1984 à 1985, en est une traduction fidèle et éloquente : « BREDJI est un de ces frères qu'on garde en son cœur. Lorsque j'étais au Comité Exécutif (CE) de l'AEEMCI, probablement en 1985, je suis passé à l'émission islamique de la télévision nationale pour faire la promo d'un événement. J'avais introduit mon intervention par une Du'a. Comme le veut l'usage, j'avais prononcé la Du'a en langue arabe. Puis j'avais naturellement passé mon info en français. Le lendemain, tôt le matin, BREDJI est venu me voir dans ma chambre d'étudiant. Il était déjà un ami proche. Il était mon référent principal pour tisser des liens de collaboration entre l'AEEMCI et les écoles franco-arabe qui se sentaient un peu marginalisées par nos actions. Nous étions d'accord, tous les deux, sur la nécessité de cette collaboration entre les deux types de jeunesse musulmane et, avec ses conseils, mon CE organisait le premier concours de Tajweed en Côte d'Ivoire. Je n'étais donc pas surpris de le voir débarquer chez moi si tôt ce vendredi matin. Je l'ai donc accueilli... D'entrée, il m'a demandé de lui répéter la Du'a que j'avais faite à la télé, la veille au soir. Je me suis exécuté. Il m'a alors sorti une feuille de papier où il avait rédigé un texte en arabe. Il m'a demandé de lire ce texte à voix haute ; il avait pris soin de bien vocaliser le texte pour en rendre la lecture facile. Je n'ai eu aucun mal à réaliser qu'il s'agissait de la Du'a que j'avais prononcée à la télé. Après ma lecture, BREDJI m'a gentiment indiqué une syllabe, « un wahou », que je prononçais mais qui n'existait pas dans la Du'a écrite. Il avait bien raison !!! De tout temps je connaissais cette Du'a. Je l'avais apprise à l'oreille, mais je ne l'avais peut-être jamais vue écrite en arabe. J'ai reconnu mon ignorance, j'ai corrigé mon erreur et j'ai remercié fraternellement le frère BREDJI, puis je lui ai demandé le but de sa visite... En fait, il n'avait rien d'autre à me dire par rapport à nos projets associatifs. Il était donc parti, tôt ce matin-là, de Treichville à Cocody, rien que pour m'instruire, rien que pour me signaler que je disais un « wahou » de trop dans une Du'a. « Toi tu es notre président, tu ne peux pas te permettre d'être approximatif dans une parole du Prophète » me dit-il ! Je lui donnai raison... Depuis ce jour-là, je n'ai plus jamais appris une Du'a sans me fonder sur le texte écrit ! C'était il y a plus de trente ans. Mais j'ai rappelé cet épisode de mon cheminement au frère BREDJI lorsque nous nous sommes retrouvés à un séminaire international à Marrakech ; une première du genre sur le soufisme, durant l'été 2009. Il s'en souvenait bien, et m'a demandé si j'avais fait des progrès en langue arabe... Nous en avons beaucoup ri, et nous nous sommes donné rendez-vous à Abidjan ! Inch'Allah ! Mais depuis ce matin, je sais désormais que je n'entendrai plus le rire de mon frère BREDJI. L'islam de Côte d'Ivoire a perdu un pédagogue et les anges de Dieu en ont gagné un ! La prochaine fois que j'irai en Côte d'Ivoire, je sais que je ne trouverai BREDJI ni dans une école, ni dans une mosquée mais entre les mains de notre mère terre ! Je n'aurai pas ses compliments sur mes progrès dans la langue du Prophète ! " En vérité, nous sommes tous à Dieu et vers Lui est notre retour ultime ! » Fin de citation.

Hélas ton fou rire, ta pédagogie, ton remède pour les cœurs en lambeaux,… ne sont maintenant que des souvenirs. Toi ainsi que beaucoup d’autres qui t’avaient précédé et que tu viens de rejoindre. Pars en Paix et dis leur que la marche continue ici. Passe la Salam à nos bien-aimés CHECIK TIDJANE BAH, KANTE ISSIAKA, HAIDARA MANTIN, SOLOURGO ADAMA, DARRASSOUBA YOUSSOUF,… Très certainement nous nous retrouverons très bientôt profitant des délices de la proximité d’ALLAH et du Noble Messager Muhammad (SAW).

 

AEEMCI Comité Exécutif 



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Region Abidjan-Nord

Journée Culturelle du Sous-Comité D'Attecoubé le Samedi 20 Mai au Collège Charma.

16-05-2017

Region du Lôh Djiboua

Journée Culturelle du Sous Comité de Hiré le Samedi 20 Mai 2017. Guitry le Dimanche 21 Mai 2017

01-05-2017

Renouvellement des intances

OUATTARA Moussa, etudiant en Master 1 de Geographie à l'Université de Korhogo, elu Secretaire Regional du Poro pour 2 ans. (Comité Exécutif)

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